Du littoral à la plaine du Maharin (Anglet | Angelu)

Départ : Parking de la Barre.

Trajet GPS.

  • A pied : 2h47 | 12 km
  • A vélo : littoral à pied (1h | 4,6 km - PMR) + vélo (31 mn | 8,3 km)
  • Cote FFR 1/1/1

Avant d'explorer à vélo les adaptations du territoire d'Anglet, une promenade sur la dune longe le front de mer entre l'embouchure de l'Adour et les falaises nord du Cap Saint Martin. Exposée à des risques naturels tels que les crues de l'Adour, les grandes marées hivernales et les submersions marines, la côte sableuse, constituée d'un mélange de sable fin et grossier: la madrague, est façonnée par la dérive littorale. Les plages d'Anglet, écosystèmes semi-naturels d'importance patrimoniale, nécessitent le maintien d'ouvrages existants (solution dure) et d'actions d'accompagnement des processus naturels (solution douce) afin de stabiliser le trait de côte.

Depuis la plage de la Barre, vous apercevez l'embouchure de l'Adour, endiguée pour faciliter l'accès des navires au port et protéger les zones urbaines environnantes. Le clapage du sable directement dragué dans le chenal et le reprofilage des plages (1), favorisent le ré-engraissement progressif du littoral et la lutte contre l'érosion (voir schéma ci-dessous). Les grandes digues, perpendiculaires à la côte, permettent aussi de retenir une partie du sable déplacé par les courants.

En poursuivant votre chemin des plages des Cavaliers à Marinella, des brandes et ganivelles (3) permettent de stabiliser les dunes et revégétaliser le haut de plage. Fragmentée par l'urbanisation et le Golf de Chiberta, la dune est principalement composée de dunes grises fixées, ayant une végétation adaptée aux conditions sableuses et venteuses et contribuant à la stabilisation du sable (oyat, liseron des dunes ou immortelle).

Entre 1970 et 2010, la plupart des plages (des Corsaires jusqu'à la Chambre d'Amour) ont subi une forte érosion et un abaissement des fonds, entraînant la disparition des plages sèches. Pour maintenir le sable en haut de l'estran, des perrés et des épis (4) ont également été intégrés à l'écosystème.

En continuant jusqu'aux falaises du Cap Saint-Martin constituées d'une alternance de strates sédimentaires (grès, calcaire, marnes), vous pourrez observer des cavités en pied de falaises pouvant participer aux effondrements. Elles subissent une érosion continue sous les effets du ruissellement et des infiltrations. Pour y remédier, divers travaux sont entrepris (5): poses de filets, entretien des gabions, grillage pare-pierres et ouvrages de soutènement.

En quittant la promenade littorale, vous rejoignez le vallon de Latchague (6) à vélo. A proximité, le quartier a été inondé en 2013, ce qui a conduit à la création de trois bassins de régulation le long du ruisseau. En continuité du vallon, le parc du Maharin , ancienne plaine agricole, a été réaménagé en 2016 par la Ville et la CAPB. Ce projet visait à restaurer les méandres naturels du ruisseau Maharin (7) afin de réguler les crues, améliorer la qualité de l'eau, renforcer la biodiversité et limiter l'érosion, tout en permettant le stockage de 4 500 m3 d'eau grâce à cinq ouvrages de régulation hydraulique. Ajouté aux 9000 m3 retenus en amont dans le vallon de Latchague, le risque inondation est aujourd'hui réduit en aval. Aujourd'hui, ce site offre un refuge à de nombreuses espèces, notamment par la présence d'amphibiens (Alyte accoucheur).

En sortant du parc, vous traversez la Forêt du Pignada (8). Cette pinède est un véritable réservoir de biodiversité. En 2020, un incendie a détruit plus de 76 hectares de forêt. Grâce à la plantation de 75 000 arbres de diverses essences, menée par la ville d'Anglet avec l'ONF et le département des Pyrénées-Atlantiques, la forêt se régénère progressivement, favorisant biodiversité et résilience climatique. Pour prévenir les incendies de forêt, des obligations légales de débroussaillement sont en vigueur dans les Pyrénées-Atlantiques.

Vous rejoignez ensuite le lac de Chiberta (9),­ ­réceptacle naturel des eaux de ruissellement du bassin versant de même nom. Il abrite une station de pompage capable, en cas de pluies intenses, de délester jusqu'à 160 000 m3 d'eau vers l'Adour. Ce délestage peut être activé en hiver pour prévenir les inondations du quartier en libérant de la capacité de stockage de ce lac. L'été, la station sert à l'arrosage maitrisé du Golf de Chiberta.

Sur le chemin du retour, vous pouvez faire une halte au parc Izadia (10). Milieu arrière-dunaire de 16Ha abritant des habitats d'intérêt communautaire et intégré au périmètre Natura 2000 l'Adour, il joue un rôle écologique fondamental. En cas de crue de l'Adour, inondations, tempêtes, il agit en tant que zone tampon face aux fluctuations et résurgences des nappes océanique et continentale présentes en sous-sol. Cet espace naturel sensible permet de découvrir une succession de paysages et d'espèces floristiques et faunistiques variées. Des outils de découverte et d'accompagnement sont proposés au public.


INFOS+

Biodiversité

  • Natura 2000: L'Adour incluant le parc Izadia
  • ZNIEFF 2 : Milieux dunaires entre l'Adour et les Sables d'Or
  • ENS : Parc Izadia, forêt du Pignada

Gestion

  • TRI Côtier basque
  • Compétence GEMAPI : CAPB
  • PAPI Adour Aval

Risques

  • Inondations importantes par submersions ou crues : 1959, 1980, 2005, 2007, 2009, 2014, 2021
  • Effondrement falaises Cap Saint Martin Nord: 1999


TOPOGUIDE accessible ICI.

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